Lagarde : pas encore d'effets de second tour, selon la présidente de la BCE
La présidente de la BCE Christine Lagarde a déclaré mercredi que la banque ne constate pas encore d'effets de second tour liés à la hausse de l'inflation, et l'EUR/USD a progressé de 0,06 % à 1,1205 au moment de la rédaction. Les propos de Christine Lagarde sur les effets de second tour comptent pour les traders sur l'euro, car ils montrent comment la BCE analyse les pressions sur les prix au-delà de l'énergie.
Points clés
- Inflation tirée par l'énergie : Christine Lagarde affirme que l'inflation progresse principalement, mais pas uniquement, sous l'effet des prix de l'énergie.
- Perspectives de croissance : Elle a donné une croissance de la zone euro de 1,1 % pour 2026.
- Réaction modérée de l'euro : L'EUR/USD a progressé de 0,06 % sur la journée au moment de la rédaction.
Ce qui s'est passé
Christine Lagarde s'est exprimée mercredi sur l'inflation portée par l'énergie, les hausses de salaires possibles via les négociations collectives, la dette française et la politique budgétaire, ainsi que la croissance. « Nous ne constatons pas encore d'effets de second tour », a-t-elle déclaré.
Elle a ajouté que la BCE ne peut pas attendre que ces effets soient pleinement visibles. La banque peut les anticiper et rechercher des signaux, a-t-elle précisé.
Sur la croissance, Christine Lagarde a déclaré : « La croissance n'est pas brillante, mais une croissance de 1,1 % en 2026 n'est pas mauvaise. »
Le Speechtracker de FXStreet a attribué à ce discours la note de 4,6/10, en dessous de sa référence historique de 5,6/10. Cette note relève de l'évaluation propre de FXStreet et non d'une déclaration de Christine Lagarde.
Contexte
Le mandat principal de la BCE est la stabilité des prix, définie comme une inflation proche de 2 %. Elle l'exerce principalement par les taux d'intérêt.
Les effets de second tour désignent la transmission de la hausse des prix de l'énergie aux salaires et aux autres prix. Selon l'article source, des taux d'intérêt plus élevés renforcent généralement l'euro, l'assouplissement quantitatif l'affaiblit généralement, et le resserrement quantitatif lui est généralement favorable.
Impact sur les marchés
- EUR/USD : La paire se négociait à 1,1205 au moment de la rédaction, en hausse de 0,06 %. Des taux d'intérêt plus élevés renforcent généralement l'euro, ce qui relie la lecture de l'inflation par la BCE à l'EUR/USD.
- AUD/USD : L'AUD/USD s'est maintenu près de 0,7000 lors de la session asiatique, soutenu par une inflation chinoise mitigée et des données commerciales encourageantes. Le dollar américain était globalement atone malgré l'escalade au Moyen-Orient.
- USD/JPY : L'USD/JPY évoluait dans une fourchette autour de 158,50, les risques d'intervention limitant la hausse.
- Or : L'or a reculé pour la troisième séance consécutive, sa reprise s'essoufflant à l'approche des données d'inflation américaines. Un RSI journalier baissier laisse le niveau de 4 100 $ exposé.
Prochains rendez-vous à surveiller
- Publication de l'indice des prix à la consommation américain (CPI) : Les traders attendent ces données, et la reprise de l'or s'est essoufflée dans l'attente. La source ne donne pas de date de publication.
- Réunions du Conseil des gouverneurs de la BCE : Le conseil se réunit huit fois par an. La source ne donne pas de date pour la prochaine réunion.
- Prix du pétrole et rendements du Trésor américain : Le dollar américain a mis en pause sa correction alors que les cours du pétrole montaient et que les rendements du Trésor américain se stabilisaient.
En résumé
Christine Lagarde décrit pour l'instant une inflation tirée par l'énergie, sans effets de second tour visibles. Pour les traders de l'EUR/USD, l'enjeu réside dans tout changement de lecture des données sur les salaires et les prix par la BCE.
Lectures complémentaires
Source : FXStreet
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